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de la commune de Sain-Bel

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Le château de Sain-Bel a été fondé vers 1190 par l’abbaye bénédictine de Savigny sur la colline de Montbloy, en face de l’église paroissiale de Sain-Bel et du village qui l’entourait, sur l’autre rive du Trésoncle. Par la suite, les habitants ont abandonné la colline de l’église pour se regrouper au pied du château dans un bourg fortifié. Le château contrôlait l’accès à l’abbaye depuis la vallée de la Brévenne et administrait un territoire comprenant tout ou partie des paroisses de Sain-Bel, Saint-Pierre la Palud, Sourcieux et Chevinay.

Du 12e siècle ne demeure visible que le mur d’enceinte, en roches volcaniques locales. Le château a été presque entièrement reconstruit au 15e siècle pour constituer la résidence des abbés de Savigny, luxueuse et solidement fortifiée. Cette période de renouveau économique profite particulièrement à l’abbaye avec l’exploitation des mines et le développement des échanges commerciaux.. L’abbé Guillaume d’Albon (1415-1456) entame cette restructuration du château en édifiant la tour de l’Horloge et le logis oriental. Son successeur, Jean d’Albon (1456-1492) poursuit les travaux avec la construction de la tour du Colombier (1474-1475), de la chapelle et du logis méridional avec sa grande galerie (1473-1476).

Divisé en plusieurs lots lors de sa vente comme Bien National sous la Révolution, le château est racheté en presque totalité au 19e siècle par le soyeux Pierre Bariou et sa famille dont descendent les propriétaires actuels. Il a été inscrit sur l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 27 mars 2001.

Le château est constitué d’un ensemble de bâtiments adossés à l’enceinte et organisés autour d’une cour centrale où se trouve le puits. La porte du château, édifiée en calcaire fin blanc, était défendue par la Petite Tour. Au 17e siècle, cette tour carrée était coiffée d’un hourd avec un toit pentu « à la française »et abritait les archives de la châtellenie.

Le bâtiment le plus ancien du château, antérieur aux restructurations du 15e siècle, est incorporé dans l’aile orientale. Il appartient au type des « salles seigneuriales », de hauts édifices rectangulaires abritant les fonctions principales du château . Il était vraisemblablement crénelé.

Au 15e siècle, le nouveau bâtiment principal du château est édifié au sud de la cour. Ses trois étages sont desservis par des galeries en bois sur la façade nord. Au 17e siècle, la salle d’audience occupe le rez-de-chaussée et les appartements de l’abbé se trouvent au premier étage. Au 19e siècle, à la suite d’un incendie, l’aile méridionale est en partie reconstruite pour abriter une filature. A son extrémité ouest se trouvait la tour des Empereurs, détruite au 19e siècle, qui devait son nom aux portraits d’empereurs romains peints sur les murs d’une de ses pièces.

La chapelle a été bâtie vers 1473-1476. De plan rectangulaire, elle a conservé une partie de son plafond médiéval et d’importants vestiges d’un décor peint du 17e siècle sur le thème de la Passion. Dans son prolongement se trouvent les anciennes cuisines du château puis la tour du Colombier, équipée pour l’artillerie, défendant le seul côté du château dépourvu de défenses naturelles.

De l’autre côté de la cour, de part et d’autre de l’ancien bâtiment seigneurial, se succèdent plusieurs logis de la fin du Moyen Age qui sont desservis par une tourelle d’escalier en vis. A l’extrémité de cette aile orientale se trouve la tour de l'Horloge.  

De vastes communs s’étendaient en arrière du château, vers le nord ; il n’en subsiste que quelques vestiges dont une glacière.

M.-P. Feuillet

DRAC Auvergne-Rhône-Alpes - septembre 2016

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